lundi, 30 août 2010

Notre petite sélection d'applications iPad pour enfants

alienor-ipad.jpgCes 15 derniers jours de vacances, que nous avons vécus le plus intensément possible, a permis aux filles (2 et 4 ans je le rappelle) de tester avec leur Papa l'iPad et quelques applications. Je n'ai jamais douté du fort côté intuitif de cet appareil tactile tant nous savons à quel point les enfants touchent facilement les écrans et sont à l'aise avec les nouvelles technologies. Par ailleurs je soulignais déjà les bienfaits éducatifs que je percevais lors de sa présentation. 

Tout d'abord comme je le pensais c'est le produit miracle pour les transports. Cela l'était pour Papa qui lit, joue ou utilise les réseaux sociaux depuis la tablette tactile. Cela l'est encore plus maintenant pour les enfants. Hier un petit caprice de la petite dernière autour d'un jouet qu'elle se disputait avec sa grande soeur (un classique) m'a fait sortir mon arme secrète : Et si on jouait avec l'iPad ? Alors que préférez vous : une vidéo ? les photos des vacances ? un jeu ? 

Voici une première sélection de jeux que je peux vous conseiller. N'hésitez surtout pas à me faire vos propres recommandations. Je ne vous indique pas les tarifs car ceux ci peuvent être changeants, vous pouvez cependant cliquer sur les titres pour voir les fiches iTunes Store. 

- WeeMee : il s'agit d'une application pour créer ses propres avatars. On peut choisir sa silhouette, sa coupe de cheveux, les accessoires, les couleurs ... 

- SmartGo : Nous avons testé la version Kifu mais vous pouvez tester avec SmartGo qui est moins onéreuse. Cette application permet de jouer au Go. Pour les plus grands, mais ma fille de 4 ans se débrouille déjà bien. Pour rappel vous pouvez gagner un jeu de Go sur ce blog. 

- Disney Fairies Fly : La Fée Clochette (Tinkerbell, le jeu est en anglais) a fait son entrée sur Ipad (voir photo). Grâce à l'accéléromètre vous bougez de haut en bas la fée de votre choix sur des écrans où vous devez éviter des obstacles (généralement des abeilles et autres insectes ou des tourbillons, des nuages ...) et récolter des points ou de la poussière de fée. Vous débloquez au fur et à mesure les niveaux, les personnages, des images de fond d'écran, et des vidéos dont certaines sont des séquences du prochain film de Fée Clochette qui sortira en Octobre "L'expédition féérique". Vous avez un mode "simple" pour les plus jeunes. Les plus âgés le trouveront certainement trop court. Dans tous les cas les "fans" seront comblés.

 

fee-clochette-ipad.jpg

 

- Alphabetic : Cette application permet de réviser son alphabet. Celui ci apparaît sur différents écrans en ordre aléatoire et dans des mouvements différents. Vous devez repérer la lettre le plus rapidement possible car le chronométrage est présent. Excellent également pour exercer la rapidité de vos enfants et la reconnaissance des caractères. Parfait pour les enfants en maternelle. 

- Pad à Dessin (Drawing Pad) : Ici vous pouvez dessiner. Feuilles de couleurs, motifs, peinture, crayons, feutres, gomme, enregistrer dans un album, partage sur les réseaux sociaux, autant d'options qui rendent l'application incontournable. Il a fait le bonheur de mes deux filles et a beaucoup plu à la plus jeune.

- ColoraMask et Color Me HD : Ces deux applications permettent de faire simplement du coloriage. De fait moins complet que Pad à Dessin. Complémentaire à ce dernier. 

Encore une fois n'hésitez pas à partager avec nous vos trouvailles nous en parlerons prochainement sur Papa-Citoyen.net

dimanche, 13 juin 2010

Cartes conceptuelles (Concept Maps) et Cartes heuristiques (mind maps)

freeplane.pngJ'ai toujours pensé que j'avais une mémoire auditive plutôt qu'une mémoire visuelle. En effet je retiens facilement un son, une voix, ou mélodie que j'ai entendu même une seule fois. J'ai cependant remis cette certitude de côté ces derniers temps où je me suis rendu compte que je retenais plus facilement certains concepts ou certaines idées lorsque celles-ci étaient représentées visuellement. En réalité comme pour beaucoup, s'il paraît que la mémoire visuelle est la plus développée, je pense que les deux types de mémoires interviennent plutôt équitablement et qu'elles doivent être utilisées au mieux.

Cette question concerne le monde éducatif mais également le monde du travail et la gestion de produit / projet. Car plus encore que la mémoire, il s'agit de trouver les méthodes les plus efficaces pour penser, réfléchir, organiser, planifier, décrire, exécuter ... Beaucoup ont déjà théorisés sur ce sujet, j'ai une approche très pragmatique en bon autodidacte, j'apprends, je teste, et j'adapte. J'ai appris donc que des scientifiques auraient mis en évidence qu'avec des notes l'on utiliserait moins de la moitié de notre cortex cérébral. La carte heuristique (Mind Maps) permettrait de stimuler à la fois créativité et mémoire. Léonard de Vinci lui même aurait été adepte de ces cartes popularisées que bien plus récemment.

Une carte heuristique (du grec "eurisko" qui signifie "je trouve") se compose généralement d'un objet central qui irradie vers l'extérieur avec des liens vers d'autres objets plus ou moins important qui peuvent eux-même avoir des liens entre eux. Il y a donc bien une idée d'arborescence et de hiérarchie entre les idées. Des mots clés sont utilisés mais l'accent est mis sur les images, les formes et les couleurs. Un logiciel que j'ai utilisé et qui me semble très complet (et multi plateformes) nommé Freeplane permet de créer des cartes heuristiques avec de très nombreuses options. On peut donc facilement imaginer pendant une réunion et/ou un brainstorming au lieu de prendre des notes linéaires, de projeter une carte heuristique et de tracer en temps réel les liens entre les différentes idées / concepts. Cela peut aider à prendre une décision. Une carte heuristique pourrait également agrémenter un cahier des charges au même titre qu'un mockup. Quelques infos supplémentaires sur ce logiciel ici. D'ailleurs j'ai vu quelques exemples d'utilisation de cartes heuristiques exportées vers un kanban pour la mise en oeuvre d'un projet.

On oppose généralement à la carte heuristique, la carte conceptuelle (concept map). Celle-ci décrit un concept (et des liens entre concepts) et se lit plutôt du haut vers le bas. Les formes géométriques sont reliées par des flèches étiquetées pour noter les relations sémantiques entre leurs contenus. Elle trouve une application directe dans l'apprentissage et l'assimilation de nouveaux concepts.

J'espère avoir l'occasion d'expérimenter ces concepts prochainement dans le cadre de mon activité professionnelle mais également de http://www.xcode-revolutions.com le projet personnel que je viens de démarrer. N'hésitez pas à me faire vos commentaires, remarques, témoignages sur ce blog. Il est sûr que je vais m'intéresser plus encore à ces questions.

samedi, 12 juin 2010

Question de rythmes scolaires et de zones

ecole.jpgEternel débat, Luc Chatel en sa qualité de ministre de l'Education Nationale, vient de réouvrir le débat sur les rythmes scolaires. Un comité de pilotage vient d'être lancé pour étudier cette épineuse question sur laquelle beaucoup de ministres se sont déjà heurtés. Réponse en Mai 2011. Le calendrier scolaire étant déjà fixé pour les 3 prochaines années, une éventuelle réforme de fond se fera donc une nouvelle fois attendre d'autant que nous aurons droit à de nouvelles élections présidentielles et législatives en 2012 !

Les acteurs concernés et qui seront consultés sont nombreux : parents, personnel éducatifs et élèves sont les plus concernés. Quand vous lisez monde économique et social associés aux principaux concernés comprenez, soyons clairs : lobbies.

L'objectif doit être le bien être des enfants et leur réussite scolaire. Bien être à l'école, dans leur famille, pendant leurs activités extra-scolaires etc ... Le constat est qu'en France nous avons comparativement à nos voisins un nombre de jours travaillé à l'école réduit et un nombre d'heure plus élevé.

En tant que père, et papa solo de surcroît, je pense qu'il s'agit d'une réflexion d'ensemble. La question des rythmes scolaires ne pouvant être abordée à part sans cohérence avec les programmes enseignés par exemple, les outils technologiques mis à disposition pour les apprentissages et bien sûr le financement de tout cela. Par ailleurs il ne faut pas oublier les contraintes liées d'une part au développement de l'enfant bien entendu, mais également celles de la vie moderne autrement dit les parents séparés, la résidence alternée, les deux parents qui travaillent, les temps de transport allongés, la politique familiale dans son ensemble etc...

Par exemple, la semaine des 4 jours est selon moi un non-sens. En effet, la plupart des parents qui travaillent le font aussi le Mercredi. Par contre la fin des cours le Samedi matin permet d'avoir un vrai week-end, particulièrement appréciable notamment lorsque les parents sont séparés, mais également lors des week-end prolongés lorsque vous souhaitez partir pour un court séjour et profiter de la vie de famille.

Autre épineuse question celle des zones scolaires. Les parents séparés, de plus en plus nombreux, ont généralement chacun la moitié des vacances scolaires et si tout les enfants (de la même fratrie ou de famille recomposées) ne sont pas dans la même zone alors ils ne pourront pas en profiter pleinement. Mais là le lobby du tourisme veille...

Parmis les autres points mis sur la table :

  • La répartition des heures dans la journée. Par exemple activités scolaires le matin, activités culturelles et sportives l'après midi. Pourquoi pas si l'enceinte scolaire/centre de loisirs municipal encadre ces activités et qu'elles sont diversifiées (musique, peinture, dessin, différents sports et pas seulement du football).
  • La diminution des vacances d'été très longues. Il est vrai que cela fait une grande coupure entre deux années et une perte de rythme. Par ailleurs cela pourrait permettre d'allonger d'autres vacances et de mieux les répartir dans l'année. D'un autre côté chacun sait combien il est difficile de travailler sous de grosses chaleurs (surtout pour des enfants), sauf si l'Education Nationale songe à la climatisation de ses établissements ?

En conclusion, il me semble que c'est une bonne chose que d'étudier enfin toute ces questions sur tout les angles mais sans politique globale, et sans volonté forte la montagne risque encore une fois d'accoucher d'une souris.

jeudi, 10 juin 2010

Le tutoiement

politesse.jpgDans le milieu dans lequel j'évolue professionnellement tous le monde se tutoie allègrement que cela soit en interne, avec les fournisseurs/prestataires ou avec les clients et surtout (je ne sais pas pourquoi) les agences. D'ailleurs l'avez vous remarqué on se tutoie aussi facilement sur Internet.

Honnêtement, je ne suis pas toujours fan. Le vouvoiement marque une forme de respect (comme le fait de dire systématiquement "Bonjour" et "Merci" ou d'écrire correctement), et mets une barrière que je pense indispensable à bien des égards. Lorsque l'on se tutoie les barrières tombent, et j'ai remarqué que l'on se permet plus de choses, dépassant parfois les limites car on s'oublie plus facilement.

Le tutoiement marque une forme d'intimité. On tutoie sa famille, ses amis, et les personnes avec lesquelles on se sent le mieux et que l'on aime. Le respect va de soi. Le tutoiement permet de dire les choses sans prendre de gants, et d'aller droit au but, pour les bonnes et les mauvaises choses. Mais, selon moi, ce qui est possible avec ses proches est plus compliqué avec des relations strictement professionnelles avec un lien hiérarchique. Il en va sûrement de même de la "bise".

Que penser de quelqu'un qui m'appelle, que je connais à peine, qui me dit "Salut", "Comment vas tu", comme un rituel obligé, une nouvelle convention, sans même souvent écouter la réponse parce que cette proximité là, est parfois (pas toujours heureusement) factice.

Au contraire j'ai toujours considéré que le vouvoiement était une forme de respect mutuel qui permet de se dire les choses en se respectant et avec les formes car si on doit se dire les choses et avancer ensemble, on ne doit pas vexer, blesser ou même humilier quelqu'un. Le vouvoiement permet de ne pas tomber dans certains travers. D'ailleurs quand on commence à se tutoyer avez vous remarqué que jamais on ne revient en arrière ? Sauf dans de rares cas...

Les japonais en la matière sont des exemples. Sans tomber dans les excès il me semble bien que cette éducation là se perd un peu. Qu'en pensez vous ?

PS à destination de mes collègues et contacts quotidiens : il n'y a pas de message caché ici, juste une pensée personnelle.

22:09 Écrit par Pascal Kammerer (pk@!) dans Education, Emploi | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : salut, bonjour, salutations, politesse, rituel, respect, amis, famille, collègues | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

samedi, 29 mai 2010

Les petites merveilles cachées d'itunes (itunes U et podcasts)

itunesu.jpgVous le savez je suis autodidacte. Vous le savez aussi j'aime apprendre, comment ça marche et faire de nouvelles choses. Vous n'ignorez pas que l'éducation a toujours été un sujet qui m'intéressait, et bien sûr cela s'est accentué avec l'arrivée de mes deux enfants. Enfin, je ne cache pas mon grand intérêt pour les produits Apple.

Sur Internet nous trouvons très souvent des trésors. Via Google et Wikipédia, via Facebook et Twitter (par la recommandation), mais aussi via itunes le logiciel au centre de l'écosystème ipod, iphone, ipad, mac. Récemment je m'enthousiasmais pour l'ipad, notamment lorsque j'apprenais le nombre impressionnant (plus de 30 000 !) de livres gratuits qui y seraient disponibles via le projet Gutenberg en anglais comme en français, parmis eux des chef d'oeuvres. Je trouvais également génial la nouvelle interactivité que l'outil offrirait aux auteurs. C'est une des raisons qui m'a convaincu d'apprendre Cocoa et d'approfondir mes connaissances en CSS, Photoshop etc...

Mais il n'est pas tant ici question de l'iphone ou de l'ipad que d'itunes. Itunes permet de télécharger ces livres, ces applications, comme vous le faites peut être avec votre musique, vos séries ou vos films, et vos applications mobiles. Il y a deux rubriques qui intéresseront tout ceux qui comme moi aiment apprendre, encore plus en vidéo. Ce sont les podcasts (nombreux sont des tutoriaux) qui sont publiés régulièrement, mais également itunes U.

iTunes U permet de trouver des conférences et des cours issus d'universités, de musées et autres institutions de renommées mondiales comme par exemple Harvard, Cambridge, Oxford, Stanford, Yale... et HEC Paris. Les sujets sont variés comme l'informatique bien sûr mais également l'Histoire, l'économie, la sociologie, le droit, les langues ... Sur certains cours vous avez la vidéo (avec les sous titres dans la langue d'origine), un fichier audio l'accompagnant pour vos déplacements, et les supports de cours. Autrement dit c'est une mine d'or ! Et c'est gratuit !

Les nouvelles technologies offrent donc de nouvelles opportunités pour apprendre, d'autant que je pense nous ne sommes plus dépendant d'une seule source d'informations. Par exemple sur mon apprentissage d'Objective-C et de Cocoa, je me suis rendu compte que plusieurs sources (livres, podcasts, tutoriaux) me permettaient de mieux appréhender certains concepts. Et si vous avez un ami, un collègue, ou d'autres experts à portée de main (ne serait ce que sur un forum de discussion) c'est encore mieux !

mercredi, 17 février 2010

Tableaux blancs interactifs, démonstration

Cela fait plaisir je ne suis pas le seul à en parler (voir mon article ici sur ce sujet). Très bonne démonstration.

Mise à jour du 20 Février 2010 : J'apprends également l'existence d'un système permettant la synchronisation du Kindle (facilement transposable sur d'autres tablettes tactiles je suppose) avec le tableau blanc interactif. Ainsi les notes d'un cours par exemple ou d'une réunion peuvent être récupérées dès la fin de la session.  Idéal pour ne rien perdre et être rester actif plutôt que de passer son temps à prendre des notes.

lundi, 08 février 2010

Application de mes rêves 1 : Traduction instantanée

google lab.gifIl y a quelques semaines je publiais 3 articles autour de l'apprentissage des langues.

Depuis quelques temps, j'imagine l'une des applications de mes rêves sur smartphone (iPhone et Android notamment) qui serait un traducteur automatique. Non pas un simple traducteur de texte, mais une application qui traduirait ce que vous dites à la volée soit sur un haut parleur, soit à un correspondant téléphonique, et ce dans n'importe quelle langue.

Difficile à croire, tant les traducteurs automatiques de textes sont approximatifs et parfois, avouons le, franchement mauvais. Pourtant je lis aujourd'hui que Google y croit et travaillerait sur ce projet. Si eux y travaillent j'imagine qu'ils ne sont pas seuls.

Voilà qui serait une application incontournable et abolirait durablement les barrières de langues qui pourrissent la vie des être humains. Même si le projet semble un peu fou, je ne vois pas ce qui nous empêcherait d'y arriver ! Et vous ?

samedi, 23 janvier 2010

La première fiche d'évaluation de la maternelle

minitel.jpgAujourd'hui avait lieu une matinée "portes ouvertes" dans la classe de ma fille aînée en première section de maternelle. L'occasion de revoir sa classe, ses maîtresses et son ATSEM (on pourrait quand même trouver autre chose que cet horrible acronyme).

Malgré le café soluble qui était ce qu'il était (...), et l'alerte aux poux fléau des petits, l'accueil était très sympathique. Un écran d'ordinateur diffusait en boucle un diaporama des photos prisent en classe. Excellente idée.

Premier bilan pour ma fille car les maîtresses remettaient une fiche d'évaluation des compétences acquises, en cours d'acquisition ou non acquise. Un bulletin de notes en quelque sorte, le premier d'une longue liste. C'est étrange mais son Papa a reçu cette évaluation comme s'il s'agissait de la sienne. Pourtant je connais ma fille, et je vois chaque jour ses progrès qui m'enchantent. Bravo à elle pour cet excellent bulletin.

Il paraît qu'ils sont particulièrement attentifs vu sa situation. Je suppose qu'il s'agissait de dire que ses parents sont séparés. Cela part d'une bonne intention et tant mieux s'ils font attention à elle. Il me semble à moi qu'il faudrait aussi observer avec attention les enfants dont les parents se disputent sans arrêt... car cela fait des dégâts !

Ce qui m'a amusé et particulièrement intéressé c'est de parler de la prise du stylo. Ma fille est elle droitière ou gauchère comme son père ? J'ai vu un minitel dans la classe, elle qui maîtrise déjà les concepts tactiles (iPod, DS), peut être mieux que beaucoup d'adultes, c'est un peu archaïque :-)

Nous parlons beaucoup de génération Y pour ceux qui sont nés en même temps que l'ère des ordinateurs grands publics (pour simplifier et j'y reviendrai sur ce blog), y aura-t-il une génération "mobile, interconnectée et tactile" qui sera née avec les DS, iPhone et autres tablettes ? Quel sera leur rapport avec les objets et le monde en général ? Comment l'école les préparera-t-elle ? Grandes et passionnantes questions. Le monde est en effet dans une grande mutation dont nous ne voyons que les prémices.

mardi, 12 janvier 2010

Etre autodidacte

ecolierdort.jpgJe suis un autodidacte. J'ai commencé à travailler à 18 ans pour Club-Internet. De mon Alsace natale j'ai eu une forte envie de venir vivre sur Paris, et de vivre pleinement le boum des nouvelles technologies (et réaliser quelques rêves artistiques). Années après années avec une soif insatiable d'apprendre je me suis enrichi des collaborateurs/clients que j'ai pu rencontrer et des missions que l'on m'a confié. Puis j'ai eu mon diplôme grâce à la validation des acquis de l'expérience qui est un dispositif important.

Longtemps j'ai eu, comme beaucoup d'autodidactes, un complexe face à ceux qui avaient fait des écoles de commerce, des écoles d'ingénieur, Sciences Po ... D'ailleurs on vous le fait parfois remarquer (heureusement de plus en plus rarement) : Vous n'avez pas de diplôme important donc ce que vous faites n'est pas sérieux et jamais vous ne pourrez réussir. Un jugement implacable autant qu'erroné.

Depuis j'ai pris de la distance avec ce type de remarques. Tout d'abord parce qu'il n'y a selon moi dans la vie rien de plus enrichissant que l'expérience.

Sans vouloir faire de généralités, je vois l'autodidacte comme un guerrier qui étape après étape, échelon après échelon, tentera toujours de donner le meilleur de lui même pour avoir une longueur d'avance. Peut être quelque part pour prouver sa compétence il en fera toujours plus que d'autres. Le moteur est principalement la soif d'apprendre et le goût de l'expérimentation. Il sait qu'il n'y a pas de sous métier. Souvent l'autodidacte est d'ailleurs entrepreneur, ce que j'ai moi même été pendant 4 ans. Il y a des exemples célèbres pour le démontrer : François Pinault en France pour ne citer que lui, et même Steve Jobs parmis d'autres grands noms du monde de l'industrie numérique.

Pour être honnête j'ai de l'admiration pour ceux qui font de longues et intéressantes études. Je n'oppose pas d'ailleurs les uns et les autres sachant que nous sommes tous complémentaires. Je pense cependant que les autodidactes, même si cela change notamment dans le domaine de l'économie numérique, ne sont pas assez bien exploités pour leurs qualités. Par ailleurs ce type de réussites de plus en plus nombreuses (et encouragées notamment par le statut des auto-entrepreneurs) devrait nous interroger sur notre modèle éducatif.

J'ai souvenirs en cours d'heures pénibles passées à écouter des professeurs (sauf cas particuliers en économie ou en sciences politiques par exemple, matières pour moi passionnantes) qui m'ennuyaient. A l'heure où l'on parle de plus en plus d'exclusion scolaire, n'y a-t-il pas matière à réfléchir sur d'autres méthodes basées d'avantage sur l'expérimentation ? Egalement il est possible que nous soyons trop jeunes au collège et au lycée pour percevoir l'importance et les subtilités de certains cours, revenir dans un cursus éducatif ne devrait plus être un tabou.

Pour conclure cela n'empêche pas que je souhaite la meilleure réussite scolaire possible à mes enfants. J'espère qu'ils trouveront un épanouissement scolaire plus important que celui de leur père. Je garderais cependant à l'esprit que nous ne sommes pas tous issus d'un même et unique moule, c'est ce qui fait notre richesse.

mercredi, 09 décembre 2009

Quand l'école deviendra-t-elle vraiment numérique ?

atari520.jpgJe me souviens avoir reçu mon premier ordinateur, un Atari 520 STF, à l'âge de 7 ans. Avec du recul c'est certainement le plus beau cadeau que ma mère ai pu me faire, un pari sur l'avenir qui s'est révélé payant. Pour mémoire cet Atari était certes grand public mais disposait déjà d'un écran couleur, d'une interface graphique et d'une souris, ainsi que d'un lecteur de disquettes.

A la même époque l'école primaire dans laquelle j'étais venait de recevoir les ordinateurs pour sa salle informatique (ce qui était déjà beaucoup pour une école en 1987 !). Il s'agissait de Thomson MO5. En fait l'école avait été équipée dans le cadre du plan de Laurent Fabius (1er Ministre en 1985) nommé l'Informatique pour Tous. Le choix de Thomson n'est pas anodin... Le gouvernement n'allait pas choisir Atari, ou Apple n'est ce pas.

Pourtant déjà, même si j'aurais du paraître privilégié, au contraire pour moi cela était une punition. En effet l'outil de Thomson n'était en rien aussi convivial et intuitif que ce que j'avais la chance d'avoir à la maison !

Si avoir une salle informatique est devenu courant dans les établissements scolaires, je vois toujours les élèves avec des sacs lourds, de gros livres et des cahiers, et j'imagine très bien le tableau noir avec des craies, au mieux le tableau blanc.

Il y a peu j'ai lu dans la presse un article sur une énième expérimentation d'une école numérique. Cela se compose d'ordinateurs portable, d'un tableau blanc interactif (TBI), et d'un système pour recharger le tout. Le TBI est, si j'ai bien compris, une grande surface tactile qui permet de d'écrire et de manipuler des objets.

Les avantages sont nombreux :

  • Les enfants sont déjà ouvert naturellement au monde des nouvelles technologies et il faut les y encourager.
  • Les livres sont vites dépassés.
  • Les livres sont lourds.
  • Un tableau interactif évite l'allergie à la craie.
  • Un tableau interactif permet (je l'espère) de voir du contenu multimédia.
  • Un tableau interactif permet (je l'espère aussi) d'interagir avec des élèves et de comptabiliser rapidement des résultats / appliquer des corrections.
  • Au lieu d'un ordinateur portable je verrais d'avantage un tablette tactile un peu plus grande que l'Iphone de la taille d'une ardoise (ce qui se prépare en ce moment chez Apple et Microsoft semble-t-il).

Le coût semble important et pourtant les livres et fournitures coûtent chers, les problèmes de santé liés au poids des sacs et aux allergies aussi, et si cela permet d'être plus efficace dans l'éducation de nos enfants alors cela n'a pas de prix !

Ce qui m'étonne c'est qu'en 2009 nous n'en soyons qu'à ce niveau, alors que l'informatique a fait des bons considérables et que des premières tentatives étaient déjà faites quand j'étais un élève d'école primaire ! Paraîtrait que les éditeurs de manuels scolaires n'ont pas l'intention de lâcher une manne financière assurée...

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