mardi, 12 janvier 2010
Etre autodidacte
Je suis un autodidacte. J'ai commencé à travailler à 18 ans pour Club-Internet. De mon Alsace natale j'ai eu une forte envie de venir vivre sur Paris, et de vivre pleinement le boum des nouvelles technologies (et réaliser quelques rêves artistiques). Années après années avec une soif insatiable d'apprendre je me suis enrichi des collaborateurs/clients que j'ai pu rencontrer et des missions que l'on m'a confié. Puis j'ai eu mon diplôme grâce à la validation des acquis de l'expérience qui est un dispositif important.
Longtemps j'ai eu, comme beaucoup d'autodidactes, un complexe face à ceux qui avaient fait des écoles de commerce, des écoles d'ingénieur, Sciences Po ... D'ailleurs on vous le fait parfois remarquer (heureusement de plus en plus rarement) : Vous n'avez pas de diplôme important donc ce que vous faites n'est pas sérieux et jamais vous ne pourrez réussir. Un jugement implacable autant qu'erroné.
Depuis j'ai pris de la distance avec ce type de remarques. Tout d'abord parce qu'il n'y a selon moi dans la vie rien de plus enrichissant que l'expérience.
Sans vouloir faire de généralités, je vois l'autodidacte comme un guerrier qui étape après étape, échelon après échelon, tentera toujours de donner le meilleur de lui même pour avoir une longueur d'avance. Peut être quelque part pour prouver sa compétence il en fera toujours plus que d'autres. Le moteur est principalement la soif d'apprendre et le goût de l'expérimentation. Il sait qu'il n'y a pas de sous métier. Souvent l'autodidacte est d'ailleurs entrepreneur, ce que j'ai moi même été pendant 4 ans. Il y a des exemples célèbres pour le démontrer : François Pinault en France pour ne citer que lui, et même Steve Jobs parmis d'autres grands noms du monde de l'industrie numérique.
Pour être honnête j'ai de l'admiration pour ceux qui font de longues et intéressantes études. Je n'oppose pas d'ailleurs les uns et les autres sachant que nous sommes tous complémentaires. Je pense cependant que les autodidactes, même si cela change notamment dans le domaine de l'économie numérique, ne sont pas assez bien exploités pour leurs qualités. Par ailleurs ce type de réussites de plus en plus nombreuses (et encouragées notamment par le statut des auto-entrepreneurs) devrait nous interroger sur notre modèle éducatif.
J'ai souvenirs en cours d'heures pénibles passées à écouter des professeurs (sauf cas particuliers en économie ou en sciences politiques par exemple, matières pour moi passionnantes) qui m'ennuyaient. A l'heure où l'on parle de plus en plus d'exclusion scolaire, n'y a-t-il pas matière à réfléchir sur d'autres méthodes basées d'avantage sur l'expérimentation ? Egalement il est possible que nous soyons trop jeunes au collège et au lycée pour percevoir l'importance et les subtilités de certains cours, revenir dans un cursus éducatif ne devrait plus être un tabou.
Pour conclure cela n'empêche pas que je souhaite la meilleure réussite scolaire possible à mes enfants. J'espère qu'ils trouveront un épanouissement scolaire plus important que celui de leur père. Je garderais cependant à l'esprit que nous ne sommes pas tous issus d'un même et unique moule, c'est ce qui fait notre richesse.
13:48 Ecrit par Pascal Kammerer (pk@!) dans Education, Emploi, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : autodidacte, entrepreneur, alsace, nouvelles technologies, complexe, experience, compétence, éducation, emploi |
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mardi, 29 décembre 2009
Vive le télétravail !
En choisissant les catégories où se logerait cette note de blog j'ai eu l'embarras du choix : Economie, Emploi, Famille, Société et bien sûr Gestion de Projets, et Révolution Web 2.0
En effet le sujet de ce texte, le télétravail, est de nature à bouleverser de nombreuses facettes de nos vies professionnelles mais aussi personnelles.
Je connais bien le sujet pour avoir été, comme je l'ai expliqué, à mon compte pendant 4 ans et donc en télétravail.
Bien entendu seuls les professions qui ne nécessitent pas d'être en permanence sur son lieu de travail sont concernées, et le Web a apporté les outils indispensables pour le travail à distance comme le téléphone illimité, l'email, la messagerie instantanée, la visio-conférence, le travail collaboratif et participatif (exemple : Googledocs) et plus généralement tout ce qui permet de conserver ses documents et outils dans les nuages. C'est donc bien l'une des révolutions que peut apporter le Web, et le Web 2.0, dans nos vies.
Que ce télétravail soit permanent ou de courte durée j'y vois beaucoup d'avantages :
- Organisation de son temps en fonction des besoins de l'activité, et non d'horaires de travail fixes et pas forcément adaptés.
- Gain de temps sur les transports (nombreux sont ceux qui passent plusieurs heures dans les transports qu'ils soient en commun ou non).
- Gain sur les coûts pour l'entreprise (locaux parfois surdimensionnés, partage des coûts sur les outils entre utilisation personnelle et professionnelle).
- Pas de contagion en cas de maladie même si bénigne.
- Organisation de son temps en fonction également des besoins familiaux (horaires scolaires, maladie des enfants ...)
Au final il me semble qu'il y a des avantages tant économiques qu'écologiques, ainsi que sur le bien être des familles.
Seulement il y a des écueils à éviter. Il faut rester disponible pour ses clients et ses collègues dans les horaires où ils ont l'habitude de travailler (ce qui impose parfois des grands écarts), et avoir une forte discipline sans tendance à paresser lorsque l'on est chez soi. Par ailleurs attention de ne pas empiéter sur la vie familiale si on a des difficultés à cloisonner les activités, et cette difficulté est certainement la plus difficile à appréhender. Enfin, il ne faut pas avoir tendance à s'isoler et trouver un équilibre avec des réunions "physiques" régulières avec ses collègues et ses clients.
Le télétravail ne convient donc pas à tous, mais reste selon moi une formidable opportunité temporaire ou plus pérenne de travailler plus efficacement. C'est en tout cas ce que j'ai constaté durant plusieurs années en tant que profession libérale. J'ai pu ainsi gérer une activités sur des horaires très larges (9H - Minuit) et m'occuper parallèlement de ma première petite fille pendant ses 2 premières années. Et cela comme dirait l'autre, ça n'a pas de prix.
09:14 Ecrit par Pascal Kammerer (pk@!) dans Economie, Emploi, Famille, Gestion de Projets et Produits, Révolution 2.0 (réseaux et participation), Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : emploi, télétravail, web, collaboratif, participatif, visio, nuages, organisation, horaires |
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