dimanche, 25 juillet 2010

Et la révolution bancaire c'est pour quand ?

societe generale.jpegBien heureux celui qui a une relation sereine et épanouie avec sa banque. Celui qui a les services qui lui conviennent, et qui sait ce qu'il paye et pourquoi. Celui qui a les outils pour l'aider à gérer son argent au quotidien mais également ses différents placements, prêts et assurances. Celui qui reçoit un accueil agréable, et qui est conseillé même lorsque cela va mal.

Nous avons ces derniers temps beaucoup entendu parler d'elles notamment avec la crise financière et en France avec l'affaire "Kerviel" ou certains "parachutes dorés", mais pas sur d'autres sujets embrassant l'évolution naturelle de notre société. La banque est notre premier interlocuteur, et pourtant elle nous semble de jour en jour de plus en plus éloignée, distante voir hautaine.

De plus en plus rares doivent être ceux qui n'ont jamais connus les affres d'un chèque ou de prélèvement rejetés avec les frais inhérent : les frais de la banque + l'amende éventuelle + les frais de votre fournisseur. Autant dire un coup de massue pour voir si vous pouvez encore bouger. Si c'est le cas ils se multiplieront avec les rejets suivants et votre "conseiller" celui qui vous faisait de grands sourires lorsque vous souscriviez devient nettement moins amical, si celui ci n'a pas déjà changé trois fois depuis.

Pourrait-on plutôt suggérer des conseils en amont, l'arrêt de cette double (triple ?) peine, et des possibilités de choisir par mois la date d'encaissement de ses chèques et des prélèvements en attente ? D'ailleurs il n'est pas offert dans les faits de contrôle des organismes autorisés à prélever.

Autant dire que les milliards qu'elles brassent ne plaident pas vraiment en leur faveur. Outre un bouleversement éthique, une révolution bancaire semble inévitable.

Aujourd'hui, nous avons pris la saine habitude de comparer, et de lire l'avis de nos paires sur le web. Sur d'autres services il est devenu courant de changer de fournisseur lorsque l'actuel est devenu défaillant, inadapté ou trop cher. Choisir une banque n'est plus le fait des seuls parents et on n'a pas forcément vocation à y rester toute notre vie. Si telle devrait être le cas, celles ci devraient proposer autre chose que gagner des tasses à café avec des points pour nous fidéliser ! Par ailleurs leur présence sur les réseaux sociaux et les différents forums de discussion devient dès lors évident.

S'il existe maintenant une timide avancée en terme d'expérience utilisateur avec des applications mobiles et des sites web qui permettent de faire quelques opérations courantes, vous avez peut être remarqué que 9 fois sur 10 nous sommes renvoyés vers une agence physique avec laquelle il faut prendre rendez vous... dans des horaires qui évidemment ne conviennent pas à ceux qui partent travailler en journée. C'est vrai certaines banques sont ouvertes le Samedi, mais n'est il pas concevable d'utiliser outre le téléphone, des outils modernes comme l'email, le chat voir la visio conférence ?

Outre cela les conseillers avec lesquels j'ai pu discuter se sont tous plaints des même maux. Le premier d'entre eux est l'accroissement du nombre de dossiers qui leur sont confiés. Ainsi du rôle de "conseiller" ils sont souvent contraints de traiter en bon commercial les ouvertures de compte et les ventes de produits divers, ainsi que les affaires courantes. Aucun ne pourra (s'ils ont ce dont je doute les outils pour et la formation adéquate) vraiment vous conseiller spontanément. Par ailleurs j'ai aussi remarqué leurs interfaces informatiques vétustes comme leur matériel (j'ai souvenir d'un conseiller qui s'est battu pour que l'on change son imprimante qui était la reine du bourrage papier). J'ai donc un certain mal à les imaginer avec des outils collaboratifs, participatifs, et mobiles, performants.

Je m'en voudrais également de ne pas souligner que certaines banques voient en ces évolutions que ce qui les arrange. Par exemple l'une d'elle particulièrement supprime ses agences en faveur d'open-spaces avec des automates. Les personnes seules et âgées ont alors le plus grand mal à s'en sortir, et ont selon moi besoin d'un accompagnement humain et personnalisé.

Enfin, il y a une autre révolution qui se profile peut être grâce à la puissance de certains réseaux sociaux. Facebook teste actuellement la mise en place d'une monnaie virtuelle qui permettrait d'effectuer de vrais achats. Imaginez une première monnaie globale créé à partir d'un réseau social qui compte aujourd'hui quelques 500 millions d'utilisateurs et qui se développe à vitesse grand V sur d'autres coins du globe. Facebook pourrait alors prendre une place prépondérante sur ce marché plus encore qu'un Paypal.

Articles intéressants sur ces sujets :

En route vers la banque 2.0

Les crédits Facebook : la première monnaie mondiale ?< ;/p>

jeudi, 22 avril 2010

Une histoire (vraie) de sous-préfecture...

japon.jpgL'un de mes collègues, qui malheureusement a eu à pâtir du nuage de cendres du volcan islandais reportant ainsi un voyage au Japon (l'une de mes destinations rêvées), forme avec sa compagne un couple franco-japonais. Il a une charmante petite fille qu'il va devoir surveiller tant elle fera des ravages auprès de la gente masculine (je me risque assez rarement aux prédictions, mais j'ai bonne chance de ne pas me tromper).

Malheureusement, il a eu très récemment quelques mésaventures avec la sous-préfecture d'Antony (92) qu'il a partagé avec moi. C'est son histoire que je vais retranscrire ici en espérant ne pas trahir sa pensée. Je cite :

" Départ de l'appartement à 6h50.

Bus à 6h55 (2 bus : 1 changement mais pas d'embouteillages ni de grève ce jour là, quelle chance !).

Arrivée devant la préfecture 7h45 (agaçant car on aurait mis moins de temps pour aller à la sous-préfecture de Boulogne dont malheureusement nous ne dépendons pas).

Environ 80 personnes étaient déjà là avant nous. On patiente dans le froid (il fait environ 6°). Une personne qui arrive vers 8h dit au téléphone : "Il n'y a pas trop de monde, je pense passer vers 14h" (l'histoire ne dit pas ce qu'elle est devenue).

La porte ouvre à 8h45. A ce moment il y a environ 20 personnes qui attendent pour les cartes grises / permis de conduire et 30 personnes qui se sont ajoutés derrière nous soit 110 personnes environ pour la file "des étrangers" (environ 15 enfants, la moitié en poussette, l'autre moitié assez grands pour tenir debout).

Une fois que les cartes grises / permis sont entrés "les étrangers" commencent à rentrer au compte goutte. Dans la file d'attente la tension monte : certains grappillent des places, ça crie un peu, quelqu'un fini par appeler l'agent de police qui veille à l'entrée de la préfecture (mais je n'ai pas la suite de l'histoire, a priori il ne s'est passé d'intéressant ensuite en tout cas personne n'a été envoyé au poste.)

Dans la file d'attente à l'extérieur Noémie, ma petite fille, se met à crier dans la poussette ce qui nous permet de gagner environ 15 places.

9h20. On arrive dans l'entrée, où la personne à l'accueil explique que l'on veut renouveler la carte de séjour. La réponse : "L'informatique est cassé et il n'y a plus de tickets, mais si c'est pour une carte "conjoint de Français" on va prendre un rendez-vous." C'est ce que j'espère depuis le début un rendez-vous ! Ça tombe bien quand même. (J'aurais aussi pu dire "je vous maudit depuis des mois parce qu'on ne peut pas prendre de rendez-vous !" mais je ne l'ai pas dit)

Je vous laisse plaindre "les étrangers" qui ne sont dans les autres cas, ceux qui ne sont pas venus assez tôt devront revenir plus tôt le lendemain.

9h35 la personne de l'accueil a fini d'accueillir tout le monde elle peut s'occuper de nous.

9h55 c'est bon, le rendez-vous est fixé (... dans un mois et demi, c'est la date la plus proche disponible !). On a le papier où sont écrits tous les documents à apporter ! (super, parce que la liste sur le site de la sous préfecture ne mentionnait pas l'extrait d'acte de naissance...).

Bus à 10h18 (des encombrements à porte d'Orléans mais c'est normal à cette heure-là) Bilan : 4h30 (et 4 tickets de bus...) pour obtenir un rendez-vous. Pour la petite histoire : ceux qui dépendent de Boulogne ou Paris doivent effectuer 4 clics et demi pour obtenir le même rendez-vous ! "

Morale de l'histoire : nous ne sommes pas tous égaux devant l'administration. En tout cas son témoignage n'est pas isolé, voir ce lien.

21:30 Écrit par Pascal Kammerer (pk@!) dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : préfecture, transports, antony, bus, étranger, papiers, poussette, enfant, japon, administration | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

dimanche, 18 avril 2010

Les inconnus du métro

Metro-Paris.jpgD'après Wikipédia qui cite des statistiques du STIF, le métro parisien transporterait aujourd'hui quelques 3,9 millions de voyageurs par jour (le RER 451 millions sur toute l'année 2006).

Autant dire que lors de nos nombreux déplacements nous nous croisons, nous rencontrons, souvent dans la plus grande indifférence : illustration de l'individualisme contemporain.

Nous croisons tout type de personnes dans le métro :

  • Les opportunistes qui sont capables d'arriver et de vous griller la politesse alors que vous attendez.
  • Les malins, qui ont peut être l'application dédiée sur iphone (Sorties Métro), qui attendent et sortent toujours là où il y aura leur sorties.
  • Les pressés qui courent toujours après le métro d'avant, quitte parfois à vous bousculer
  • Les touristes, qui se déplacent souvent en meute. Très sympathiques, mais parfois un peu casse pieds lorsqu'ils sont 15 à vous bloquer le passage :-)
  • Les artistes. Il y a parmis eux ceux qui font de la musique ou un sketch original. Je me souviens d'un spectacle de marionnettes par exemple.
  • Les cons... Ceux que vous insultez parce que vraiment c'est n'importe quoi de prendre la place d'une femme enceinte ou d'un enfant, ou de monopoliser un ascenseur alors que l'on en a pas besoin etc ...
  • Les sympas qui laissent la place à votre petite fille, et proposent de vous aider.
  • Les mendiants. On ne peut pas les ignorer.

Et puis, et puis... il y a ces petites rencontres furtives, ces regards échangés, ces sourires gênés... Des petites histoires où l'on s'imagine la vie de l'autre, où on se dit que cette femme là (ou homme selon votre cas) a un charme fou, où l'on se demande ce qu'elle dessine, lit ou écrit ... Ecoute-t-elle de la musique ou un podcast ? Du classique ou du rock ? Parfois, c'est plus rare bien sûr mais ça arrive, on sent bien que l'attirance peut être réciproque. Jusqu'à un arrêt de métro où tout s'arrête, et la vie continue. On voit dans les quotidiens des petites annonces pour retrouver ces inconnus... je doute fort de leur efficacité.

Faut il d'ailleurs chercher à nouer le contact, risquant de gâcher ces instants fugaces de bonheur ?
Mais si on ne le fait pas, ne risque-t-on pas de manquer une jolie rencontre, une amitié ou plus si affinités ?

Le site de Marie Dinkle n'apporte pas toujours de réponse à ces questions, mais ose aborder ces gens là, hommes/femmes de tout horizons, parler avec eux et relater cette rencontre sur une note en ligne. On en apprend des choses intéressantes. Bravo !
http://linconnudumetro.wordpress.com/

Et puis il y a la révolution mobile et participative. Un jour, pas très éloigné, nous saurons tous quels sont les amis proches de nous, et je l'espère les amis de nos amis (ma prof de Mathématiques de la 6ème à la 4ème, de laquelle j'étais "amoureux" bien sûr, me disait que "les amis de mes amis sont mes amis" alors...). Nous saurons aussi trouver le profil de quelqu'un grâce à son visage (je serai curieux de voir les implications de cette avancée, un poke sur Facebook ou une tarte dans la g... ? :-) ).

Pour terminer, je remercie ces petits anges du métro de Paris, qui font aussi le charme de cette fabuleuse ville lumières.

11:44 Écrit par Pascal Kammerer (pk@!) dans Société, Transports | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : inconnus, métro, rer, paris, bonheur, rencontres | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

samedi, 20 mars 2010

Une ville repensée, la vie de demain ?

google_ny__bctwf.jpgJ'aurais pu illustrer cette note avec une photo du Campus de Cupertino (Apple), mais pour beaucoup le must en matière de locaux d'entreprise se trouve à Mountain View, Californie. Il s'agit de Google et son Googleplex. Dire locaux c'est dans ce cas réducteur tant cela ressemble à s'y méprendre à une bulle où il fait bon travailler, où il fait bon vivre. Il n'est donc pas étonnant que Google soit régulièrement classé dans les compagnies les plus accueillantes.

Outre la fierté de travailler sur des projets qui concourent à la révolution numérique que nous vivons, pour l'une des marques les plus connues au monde, et avoir la chance de pouvoir utiliser 20 % de son temps sur un projet "personnel", les locaux semblent étudiés autour du bien être avec en prime piscines, billards, coiffeur, lieux pour manger 3 repas par jour, jeux pour les enfants, salle de massages, de sport ...

Je parle souvent sur ce blog des difficultés liées à notre société. Je cite souvent les problèmes liés au stress, aux transports, au manque de crèches, l'absence d'exercices physiques et de nourriture équilibrée. Il y a des solutions comme le télétravail. Il y a aussi celle complémentaire de repenser nos villes et les locaux de nos entreprises.

L'exemple de Google pourrait être transposé pour de nombreuses sociétés en Europe, mais également groupement d'entreprises comme les pépinières par exemple pour mutualiser les besoins.  C'est la seule façon d'attirer les meilleurs talents, de les rendre heureux, et donc créatifs et productifs. On devrait effectivement y arriver avec des crèches d'entreprise et des écoles à proximité, des cantines avec de vrais repas équilibrés, des salles de sport mais également de jeux pour décompresser et apprendre à connaître ses collègues, un médecin, des logements dédiés sur le même campus dans un quartier résidentiel,  ... Une ville dans la ville.

Les progrès technologiques, et les exigences économiques et écologiques devraient nous permettre d'inventer des lieux de vie qui ressemblent moins à des prisons en nous évitant de passer 2 heures par jour dans les transports, à courir sans cesse, pour rester concentré sur l'essentiel : les projets de son entreprise, et bien sûr sa famille, ses amis. Par ailleurs c'est l'occasion de créer ces fameux pôles de compétitivité (comme la Sillicon Valley aux USA).

Cela ne semble pas facile et prendra certainement du temps. Un défi à relever. L'Europe et les Régions ont pour responsabilité de l'insuffler.

Pour voir des photos des locaux d'entreprises célèbres, je vous conseille ce site : http://www.officesnapshots.com/

Voir également cette vidéo du Googleplex.

mardi, 16 mars 2010

L'incompétence et ses dérivés

Dilbert.jpgSuis-je compétent pour parler de l'incompétence sur ce blog ? Peut être pas. Vous en jugerez par vous même à la fin de votre lecture.

Etre compétent, dans le langage courant, c'est savoir faire / faire efficacement. On dit de quelqu'un qu'il est compétent lorsqu'il peut donner son avis sur une chose, ou lorsqu'il est efficace dans son travail. C'est d'ailleurs l'une des fonctions des ressources humaines dans une entreprise que de déclarer quelqu'un compétent pour un nouveau poste ou une mutation. Dans ce cas nous sommes souvent jugés sur des bribes d'informations (un entretien d'embauche par exemple) et au travers du regard d'une ou plusieurs personnes par définition subjectives.

Le célèbre principe de Peter dit par ailleurs que "tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence". Il part du principe que dans une société les incompétents ne changent pas de poste, les autres évoluent... jusqu'à ne plus changer. Je vous invite à lire cet article de Wikipédia qui résume bien cette théorie et vous apprendra également ce qu'est l'incompétence créatrice. Il y a également le principe de Dilbert qui est intéressant "les employés les plus compétents ne sont en aucun cas promus, car irremplaçables à leurs postes actuels, dans une logique contraire à celle du principe de Peter."

Ces principes vous rappellent peut être des évènements vus ou vécus dans votre vie professionnelle. Dans la vie courante il n'est pas rare que de penser de quelqu'un qu'il est incompétent. Votre dossier est mal traité par l'administration, on oublie un produit dans un magasin, on vous donne des informations erronées ou incomplètes, le chauffeur de bus ne s'arrête pas à votre arrêt, votre correspondant ne vous rappelle pas, le papier toilette n'est pas remplacé sur votre lieu de travail ... Les exemples ne doivent pas manquer ! Cela nous pousse d'ailleurs (en tout cas c'est mon cas) à toujours vérifier ce qui est fait, comme le chef de projet et la phase incontournable de la recette. C'est l'efficacité qui en prend un coup augmentant un stress déjà omniprésent dans notre société.

Mais ce que l'on prend souvent pour de l'incompétence n'en est souvent pas :

  • Surbooking : lorsque l'on est au delà de ses capacités (en terme de temps) on ne peut plus s'attarder sur les détails qui font que nous produisons de la qualité.
  • Manque de motivation : il n'est pas rare que la personne concernée soit démotivée par un cadre de travail insatisfaisant, un manque de reconnaissance ou une absence d'évolution dans ses attributions. Ainsi cela peut aussi passer pour de la mauvaise volonté.

Quelles solutions pour lutter contre le fléau de l'incompétence ? Mieux recruter ? Mieux manager ? Mieux déceler les malaises et les besoins d'évolution ou de réorientation ? Améliorer le cadre et les conditions de travail ? Comment juger du niveau de compétence ou d'incompétence de quelqu'un alors que l'on est potentiellement soi même concerné ?

Qu'en pensez vous ?

mardi, 23 février 2010

A 200 à l'heure mais pour aller où ?

sortie de piste.jpgAujourd'hui tout va très vite. Notre quotidien ne laisse souvent aucun moment de pause ou très peu. Il faut que tout aille vite : aller à l'école déposer ses enfants, prendre les transports, travailler, travailler, travailler encore, prendre un sandwich ou un repas (*) que l'on avale en oubliant presque aussitôt ce que l'on a mangé, ainsi que trop de cafés, travailler encore en temps réel, avec x sujets en même temps, pas assez vite pour certains, d'autres que l'on trouve trop lents, comme son ordinateur ultra-rapide qui rame toujours quand il faut, accompagner le collègue que l'on apprécie mais qui est un peu inquiétant avec son smartphone toujours à la main et le volant dans l'autre, puis reprendre les transports, chercher les enfants, ... pour enfin espérer souffler un peu et profiter de la vie. Souvent on couche les enfants, et on s'endort pas beaucoup plus tard, épuisés et apaisé par un petit moment de bonheur avec ceux qu'on aime.

Je ne le cache pas, j'aime travailler et je le fais toujours à 200%, du moment que les conditions sont réunies pour se donner les moyens de réussir et de s'épanouir. Et puis c'est essentiel, vital même. Il faut bien la nourrir cette famille que l'on a décidé de construire et se donner les moyens de ses ambitions. Mais la qualité de vie en prend parfois un coup et je rêve souvent d'un monde où plus de télétravail, de vrais transports en commun, de crèches et de cantines d'entreprise ou inter-entreprises, d'openspaces aménagés, voir pourquoi pas d'un lieu pour les micro siestes et une salle de sport pour les plus chanceux, nous rendraient le quotidien un peu plus agréable. Voilà un objectif qui me semble bien plus important que 35H dont je n'ai jamais bénéficié par ailleurs.

Ces rythmes effrénés peuvent être source de grands stress, plus ou moins bien supporté selon les tempéraments. Mais je suis persuadé aussi que l'on gagnerait à se poser : pour faire le point, mieux profiter de sa famille, ses amis, ses collègues... et préserver sa santé car au final pour les plus exposés ou les plus fragiles c'est la CPAM qui va casquer. Je pense particulièrement à celles et ceux qui souffrent beaucoup au travail. Certains comme chez France Telecom pour les cas les plus médiatisés, ne trouvent d'autres solutions que se donner la mort... Terrible constat d'une société oppressante et à la dérive ?

Même les formule 1 ont besoin de ravitailler et peuvent être victime de sorties de route.

Moi, j'aime par dessus tout mes enfants, et j'aime la vie. Mes filles me donnent la force d'encaisser pour avancer. Mais parfois j'ai envie de dire halte aux abus, pensons aussi à mieux vivre. La révolution numérique et écologique que nous vivons nous donne aussi l'opportunité de penser notre quotidien autrement, nous le devons à nos enfants. Saurons nous la saisir ?

(*) le crime par excellence en la matière étant pour moi d'avaler de la cuisine japonaise comme un Big Mac !

samedi, 23 janvier 2010

La première fiche d'évaluation de la maternelle

minitel.jpgAujourd'hui avait lieu une matinée "portes ouvertes" dans la classe de ma fille aînée en première section de maternelle. L'occasion de revoir sa classe, ses maîtresses et son ATSEM (on pourrait quand même trouver autre chose que cet horrible acronyme).

Malgré le café soluble qui était ce qu'il était (...), et l'alerte aux poux fléau des petits, l'accueil était très sympathique. Un écran d'ordinateur diffusait en boucle un diaporama des photos prisent en classe. Excellente idée.

Premier bilan pour ma fille car les maîtresses remettaient une fiche d'évaluation des compétences acquises, en cours d'acquisition ou non acquise. Un bulletin de notes en quelque sorte, le premier d'une longue liste. C'est étrange mais son Papa a reçu cette évaluation comme s'il s'agissait de la sienne. Pourtant je connais ma fille, et je vois chaque jour ses progrès qui m'enchantent. Bravo à elle pour cet excellent bulletin.

Il paraît qu'ils sont particulièrement attentifs vu sa situation. Je suppose qu'il s'agissait de dire que ses parents sont séparés. Cela part d'une bonne intention et tant mieux s'ils font attention à elle. Il me semble à moi qu'il faudrait aussi observer avec attention les enfants dont les parents se disputent sans arrêt... car cela fait des dégâts !

Ce qui m'a amusé et particulièrement intéressé c'est de parler de la prise du stylo. Ma fille est elle droitière ou gauchère comme son père ? J'ai vu un minitel dans la classe, elle qui maîtrise déjà les concepts tactiles (iPod, DS), peut être mieux que beaucoup d'adultes, c'est un peu archaïque :-)

Nous parlons beaucoup de génération Y pour ceux qui sont nés en même temps que l'ère des ordinateurs grands publics (pour simplifier et j'y reviendrai sur ce blog), y aura-t-il une génération "mobile, interconnectée et tactile" qui sera née avec les DS, iPhone et autres tablettes ? Quel sera leur rapport avec les objets et le monde en général ? Comment l'école les préparera-t-elle ? Grandes et passionnantes questions. Le monde est en effet dans une grande mutation dont nous ne voyons que les prémices.

mardi, 12 janvier 2010

Etre autodidacte

ecolierdort.jpgJe suis un autodidacte. J'ai commencé à travailler à 18 ans pour Club-Internet. De mon Alsace natale j'ai eu une forte envie de venir vivre sur Paris, et de vivre pleinement le boum des nouvelles technologies (et réaliser quelques rêves artistiques). Années après années avec une soif insatiable d'apprendre je me suis enrichi des collaborateurs/clients que j'ai pu rencontrer et des missions que l'on m'a confié. Puis j'ai eu mon diplôme grâce à la validation des acquis de l'expérience qui est un dispositif important.

Longtemps j'ai eu, comme beaucoup d'autodidactes, un complexe face à ceux qui avaient fait des écoles de commerce, des écoles d'ingénieur, Sciences Po ... D'ailleurs on vous le fait parfois remarquer (heureusement de plus en plus rarement) : Vous n'avez pas de diplôme important donc ce que vous faites n'est pas sérieux et jamais vous ne pourrez réussir. Un jugement implacable autant qu'erroné.

Depuis j'ai pris de la distance avec ce type de remarques. Tout d'abord parce qu'il n'y a selon moi dans la vie rien de plus enrichissant que l'expérience.

Sans vouloir faire de généralités, je vois l'autodidacte comme un guerrier qui étape après étape, échelon après échelon, tentera toujours de donner le meilleur de lui même pour avoir une longueur d'avance. Peut être quelque part pour prouver sa compétence il en fera toujours plus que d'autres. Le moteur est principalement la soif d'apprendre et le goût de l'expérimentation. Il sait qu'il n'y a pas de sous métier. Souvent l'autodidacte est d'ailleurs entrepreneur, ce que j'ai moi même été pendant 4 ans. Il y a des exemples célèbres pour le démontrer : François Pinault en France pour ne citer que lui, et même Steve Jobs parmis d'autres grands noms du monde de l'industrie numérique.

Pour être honnête j'ai de l'admiration pour ceux qui font de longues et intéressantes études. Je n'oppose pas d'ailleurs les uns et les autres sachant que nous sommes tous complémentaires. Je pense cependant que les autodidactes, même si cela change notamment dans le domaine de l'économie numérique, ne sont pas assez bien exploités pour leurs qualités. Par ailleurs ce type de réussites de plus en plus nombreuses (et encouragées notamment par le statut des auto-entrepreneurs) devrait nous interroger sur notre modèle éducatif.

J'ai souvenirs en cours d'heures pénibles passées à écouter des professeurs (sauf cas particuliers en économie ou en sciences politiques par exemple, matières pour moi passionnantes) qui m'ennuyaient. A l'heure où l'on parle de plus en plus d'exclusion scolaire, n'y a-t-il pas matière à réfléchir sur d'autres méthodes basées d'avantage sur l'expérimentation ? Egalement il est possible que nous soyons trop jeunes au collège et au lycée pour percevoir l'importance et les subtilités de certains cours, revenir dans un cursus éducatif ne devrait plus être un tabou.

Pour conclure cela n'empêche pas que je souhaite la meilleure réussite scolaire possible à mes enfants. J'espère qu'ils trouveront un épanouissement scolaire plus important que celui de leur père. Je garderais cependant à l'esprit que nous ne sommes pas tous issus d'un même et unique moule, c'est ce qui fait notre richesse.

jeudi, 31 décembre 2009

Miss Paris

poubelle.jpgJe ne suis pas particulièrement intéressé par les concours de beauté et généralement rares sont les gagnantes que je trouve vraiment belles et séduisantes... Ce qui est intéressant par contre ces dernières années c'est de constater à quel point les candidates deviennent rapidement victimes d'un système qui les dépasse.

  • Aujourd'hui elles semblent toute là par volonté de se faire connaître, et de réussir un jour dans un domaine précis lié aux médias ou au showbizz. Volonté qui semble partagée par nombre de candidats aux télé réalités également. 

    Ma première réflexion est donc de me demander si cela peut être une fin en soi. Faut il être connu et sur le devant de la scène pour considérer que l'on est quelqu'un et que l'on a réussi. Cela rejoint d'ailleurs mon analyse sur les motivations d'un blogueur : le nombre de mes visites traduit il la qualité de mon travail ? Cette recherche de la reconnaissance née il me semble avec le succès de la télévision n'est elle pas au fond la source de l'échec et de la dépression qui guette ceux qui échoueront ? La sagesse ne veut elle pas au fond que l'on se donne par passion (et si possible en y prenant plaisir) à des activités en donnant le meilleur de soi même avant de penser à se promouvoir ?
  • Pour en revenir à ce concours de beauté qu'est Miss France personne n'a pu ignorer qu'il est entaché chaque année par un scandale (peut être parfois programmé) auto-alimenté par la dame au chapeau. Valérie Bègue il y a deux ans, et cette année Miss Paris avec des photos trash récupérées par le magazine Entrevue qui ne sont pas sans nous rappeler une mésaventure similaire qui a touché Laure Manaudou. Je me mets à la place de la personne qui voit son bonheur (ainsi que son honneur et son intégrité) entaché par des photos qui resurgissent de nulle part et dont elles n'ont pas souhaité la publication. Photos qui par la force des médias et du buzz qu'elles susciteront sur le web circuleront à une vitesse fulgurante et qu'il sera très difficile de supprimer même avec une armée d'avocats. 

    Mais que passe-t-il dans la tête d'une jeune femme pour faire de telles photos aussi naïvement (quand celles ci ne sont pas volées par un bête téléphone portable et diffusées à leur insu), et dans celle de l'auteur qui pour un peu d'argent va trahir, sans parler du support qui n'aura aucun scrupule pour publier sachant (et recherchant) tout ce que cela va entraîner ? Bien sûr soyons honnête tout cela n'existerait pas sans le voyeurisme inné d'une partie du public.

Et puis une fois le buzz passé, on pensera à autre chose en attendant la prochaine victime. Il va en falloir une armée de psychologues / psychiatres pour aider ces jeunes jetés sans préparation dans la fausse aux lions et dévorés aussi rapidement. Il paraît que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, mais il y a des limites à tout et beaucoup sont visiblement prêts à les franchir...

Dans le même temps il y a des gens qui ont des choses à dire et qu'on n'entend pas.

09:32 Écrit par Pascal Kammerer (pk@!) dans Médias, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : média, miss france, photos, showbizz, réussite, buzz | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 29 décembre 2009

Vive le télétravail !

teletravail.jpgEn choisissant les catégories où se logerait cette note de blog j'ai eu l'embarras du choix : Economie, Emploi, Famille, Société et bien sûr Gestion de Projets, et Révolution Web 2.0

En effet le sujet de ce texte, le télétravail, est de nature à bouleverser de nombreuses facettes de nos vies professionnelles mais aussi personnelles.

Je connais bien le sujet pour avoir été, comme je l'ai expliqué, à mon compte pendant 4 ans et donc en télétravail.

Bien entendu seuls les professions qui ne nécessitent pas d'être en permanence sur son lieu de travail sont concernées, et le Web a apporté les outils indispensables pour le travail à distance comme le téléphone illimité, l'email, la messagerie instantanée, la visio-conférence, le travail collaboratif et participatif (exemple : Googledocs) et plus généralement tout ce qui permet de conserver ses documents et outils dans les nuages. C'est donc bien l'une des révolutions que peut apporter le Web, et le Web 2.0, dans nos vies.

Que ce télétravail soit permanent ou de courte durée j'y vois beaucoup d'avantages :

  • Organisation de son temps en fonction des besoins de l'activité, et non d'horaires de travail fixes et pas forcément adaptés.
  • Gain de temps sur les transports (nombreux sont ceux qui passent plusieurs heures dans les transports qu'ils soient en commun ou non).
  • Gain sur les coûts pour l'entreprise (locaux parfois surdimensionnés, partage des coûts sur les outils entre utilisation personnelle et professionnelle).
  • Pas de contagion en cas de maladie même si bénigne.
  • Organisation de son temps en fonction également des besoins familiaux (horaires scolaires, maladie des enfants ...)

Au final il me semble qu'il y a des avantages tant économiques qu'écologiques, ainsi que sur le bien être des familles.

Seulement il y a des écueils à éviter. Il faut rester disponible pour ses clients et ses collègues dans les horaires où ils ont l'habitude de travailler (ce qui impose parfois des grands écarts), et avoir une forte discipline sans tendance à paresser lorsque l'on est chez soi. Par ailleurs attention de ne pas empiéter sur la vie familiale si on a des difficultés à cloisonner les activités, et cette difficulté est certainement la plus difficile à appréhender. Enfin, il ne faut pas avoir tendance à s'isoler et trouver un équilibre avec des réunions "physiques" régulières avec ses collègues et ses clients.

Le télétravail ne convient donc pas à tous, mais reste selon moi une formidable opportunité temporaire ou plus pérenne de travailler plus efficacement. C'est en tout cas ce que j'ai constaté durant plusieurs années en tant que profession libérale. J'ai pu ainsi gérer une activités sur des horaires très larges (9H - Minuit) et m'occuper parallèlement de ma première petite fille pendant ses 2 premières années. Et cela comme dirait l'autre, ça n'a pas de prix.

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