mardi, 23 février 2010
A 200 à l'heure mais pour aller où ?
Aujourd'hui tout va très vite. Notre quotidien ne laisse souvent aucun moment de pause ou très peu. Il faut que tout aille vite : aller à l'école déposer ses enfants, prendre les transports, travailler, travailler, travailler encore, prendre un sandwich ou un repas (*) que l'on avale en oubliant presque aussitôt ce que l'on a mangé, ainsi que trop de cafés, travailler encore en temps réel, avec x sujets en même temps, pas assez vite pour certains, d'autres que l'on trouve trop lents, comme son ordinateur ultra-rapide qui rame toujours quand il faut, accompagner le collègue que l'on apprécie mais qui est un peu inquiétant avec son smartphone toujours à la main et le volant dans l'autre, puis reprendre les transports, chercher les enfants, ... pour enfin espérer souffler un peu et profiter de la vie. Souvent on couche les enfants, et on s'endort pas beaucoup plus tard, épuisés et apaisé par un petit moment de bonheur avec ceux qu'on aime.
Je ne le cache pas, j'aime travailler et je le fais toujours à 200%, du moment que les conditions sont réunies pour se donner les moyens de réussir et de s'épanouir. Et puis c'est essentiel, vital même. Il faut bien la nourrir cette famille que l'on a décidé de construire et se donner les moyens de ses ambitions. Mais la qualité de vie en prend parfois un coup et je rêve souvent d'un monde où plus de télétravail, de vrais transports en commun, de crèches et de cantines d'entreprise ou inter-entreprises, d'openspaces aménagés, voir pourquoi pas d'un lieu pour les micro siestes et une salle de sport pour les plus chanceux, nous rendraient le quotidien un peu plus agréable. Voilà un objectif qui me semble bien plus important que 35H dont je n'ai jamais bénéficié par ailleurs.
Ces rythmes effrénés peuvent être source de grands stress, plus ou moins bien supporté selon les tempéraments. Mais je suis persuadé aussi que l'on gagnerait à se poser : pour faire le point, mieux profiter de sa famille, ses amis, ses collègues... et préserver sa santé car au final pour les plus exposés ou les plus fragiles c'est la CPAM qui va casquer. Je pense particulièrement à celles et ceux qui souffrent beaucoup au travail. Certains comme chez France Telecom pour les cas les plus médiatisés, ne trouvent d'autres solutions que se donner la mort... Terrible constat d'une société oppressante et à la dérive ?
Même les formule 1 ont besoin de ravitailler et peuvent être victime de sorties de route.
Moi, j'aime par dessus tout mes enfants, et j'aime la vie. Mes filles me donnent la force d'encaisser pour avancer. Mais parfois j'ai envie de dire halte aux abus, pensons aussi à mieux vivre. La révolution numérique et écologique que nous vivons nous donne aussi l'opportunité de penser notre quotidien autrement, nous le devons à nos enfants. Saurons nous la saisir ?
(*) le crime par excellence en la matière étant pour moi d'avaler de la cuisine japonaise comme un Big Mac !
22:06 Ecrit par Pascal Kammerer (pk@!) dans Santé, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : stress, repos, quotidien, enfants, famille, sandwich, sieste, café, transports, travail, télétravail, crèche, cantine |
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samedi, 23 janvier 2010
La première fiche d'évaluation de la maternelle
Aujourd'hui avait lieu une matinée "portes ouvertes" dans la classe de ma fille aînée en première section de maternelle. L'occasion de revoir sa classe, ses maîtresses et son ATSEM (on pourrait quand même trouver autre chose que cet horrible acronyme).
Malgré le café soluble qui était ce qu'il était (...), et l'alerte aux poux fléau des petits, l'accueil était très sympathique. Un écran d'ordinateur diffusait en boucle un diaporama des photos prisent en classe. Excellente idée.
Premier bilan pour ma fille car les maîtresses remettaient une fiche d'évaluation des compétences acquises, en cours d'acquisition ou non acquise. Un bulletin de notes en quelque sorte, le premier d'une longue liste. C'est étrange mais son Papa a reçu cette évaluation comme s'il s'agissait de la sienne. Pourtant je connais ma fille, et je vois chaque jour ses progrès qui m'enchantent. Bravo à elle pour cet excellent bulletin.
Il paraît qu'ils sont particulièrement attentifs vu sa situation. Je suppose qu'il s'agissait de dire que ses parents sont séparés. Cela part d'une bonne intention et tant mieux s'ils font attention à elle. Il me semble à moi qu'il faudrait aussi observer avec attention les enfants dont les parents se disputent sans arrêt... car cela fait des dégâts !
Ce qui m'a amusé et particulièrement intéressé c'est de parler de la prise du stylo. Ma fille est elle droitière ou gauchère comme son père ? J'ai vu un minitel dans la classe, elle qui maîtrise déjà les concepts tactiles (iPod, DS), peut être mieux que beaucoup d'adultes, c'est un peu archaïque :-)
Nous parlons beaucoup de génération Y pour ceux qui sont nés en même temps que l'ère des ordinateurs grands publics (pour simplifier et j'y reviendrai sur ce blog), y aura-t-il une génération "mobile, interconnectée et tactile" qui sera née avec les DS, iPhone et autres tablettes ? Quel sera leur rapport avec les objets et le monde en général ? Comment l'école les préparera-t-elle ? Grandes et passionnantes questions. Le monde est en effet dans une grande mutation dont nous ne voyons que les prémices.
14:35 Ecrit par Pascal Kammerer (pk@!) dans Education, Famille, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : mobile, tactile, interconnectée, génération, école, éducation, maternelle, bulletin de notes, ipod, iphone, nintendo ds, tablette |
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mardi, 12 janvier 2010
Etre autodidacte
Je suis un autodidacte. J'ai commencé à travailler à 18 ans pour Club-Internet. De mon Alsace natale j'ai eu une forte envie de venir vivre sur Paris, et de vivre pleinement le boum des nouvelles technologies (et réaliser quelques rêves artistiques). Années après années avec une soif insatiable d'apprendre je me suis enrichi des collaborateurs/clients que j'ai pu rencontrer et des missions que l'on m'a confié. Puis j'ai eu mon diplôme grâce à la validation des acquis de l'expérience qui est un dispositif important.
Longtemps j'ai eu, comme beaucoup d'autodidactes, un complexe face à ceux qui avaient fait des écoles de commerce, des écoles d'ingénieur, Sciences Po ... D'ailleurs on vous le fait parfois remarquer (heureusement de plus en plus rarement) : Vous n'avez pas de diplôme important donc ce que vous faites n'est pas sérieux et jamais vous ne pourrez réussir. Un jugement implacable autant qu'erroné.
Depuis j'ai pris de la distance avec ce type de remarques. Tout d'abord parce qu'il n'y a selon moi dans la vie rien de plus enrichissant que l'expérience.
Sans vouloir faire de généralités, je vois l'autodidacte comme un guerrier qui étape après étape, échelon après échelon, tentera toujours de donner le meilleur de lui même pour avoir une longueur d'avance. Peut être quelque part pour prouver sa compétence il en fera toujours plus que d'autres. Le moteur est principalement la soif d'apprendre et le goût de l'expérimentation. Il sait qu'il n'y a pas de sous métier. Souvent l'autodidacte est d'ailleurs entrepreneur, ce que j'ai moi même été pendant 4 ans. Il y a des exemples célèbres pour le démontrer : François Pinault en France pour ne citer que lui, et même Steve Jobs parmis d'autres grands noms du monde de l'industrie numérique.
Pour être honnête j'ai de l'admiration pour ceux qui font de longues et intéressantes études. Je n'oppose pas d'ailleurs les uns et les autres sachant que nous sommes tous complémentaires. Je pense cependant que les autodidactes, même si cela change notamment dans le domaine de l'économie numérique, ne sont pas assez bien exploités pour leurs qualités. Par ailleurs ce type de réussites de plus en plus nombreuses (et encouragées notamment par le statut des auto-entrepreneurs) devrait nous interroger sur notre modèle éducatif.
J'ai souvenirs en cours d'heures pénibles passées à écouter des professeurs (sauf cas particuliers en économie ou en sciences politiques par exemple, matières pour moi passionnantes) qui m'ennuyaient. A l'heure où l'on parle de plus en plus d'exclusion scolaire, n'y a-t-il pas matière à réfléchir sur d'autres méthodes basées d'avantage sur l'expérimentation ? Egalement il est possible que nous soyons trop jeunes au collège et au lycée pour percevoir l'importance et les subtilités de certains cours, revenir dans un cursus éducatif ne devrait plus être un tabou.
Pour conclure cela n'empêche pas que je souhaite la meilleure réussite scolaire possible à mes enfants. J'espère qu'ils trouveront un épanouissement scolaire plus important que celui de leur père. Je garderais cependant à l'esprit que nous ne sommes pas tous issus d'un même et unique moule, c'est ce qui fait notre richesse.
13:48 Ecrit par Pascal Kammerer (pk@!) dans Education, Emploi, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : autodidacte, entrepreneur, alsace, nouvelles technologies, complexe, experience, compétence, éducation, emploi |
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jeudi, 31 décembre 2009
Miss Paris
Je ne suis pas particulièrement intéressé par les concours de beauté et généralement rares sont les gagnantes que je trouve vraiment belles et séduisantes... Ce qui est intéressant par contre ces dernières années c'est de constater à quel point les candidates deviennent rapidement victimes d'un système qui les dépasse.
- Aujourd'hui elles semblent toute là par volonté de se faire connaître, et de réussir un jour dans un domaine précis lié aux médias ou au showbizz. Volonté qui semble partagée par nombre de candidats aux télé réalités également.
Ma première réflexion est donc de me demander si cela peut être une fin en soi. Faut il être connu et sur le devant de la scène pour considérer que l'on est quelqu'un et que l'on a réussi. Cela rejoint d'ailleurs mon analyse sur les motivations d'un blogueur : le nombre de mes visites traduit il la qualité de mon travail ? Cette recherche de la reconnaissance née il me semble avec le succès de la télévision n'est elle pas au fond la source de l'échec et de la dépression qui guette ceux qui échoueront ? La sagesse ne veut elle pas au fond que l'on se donne par passion (et si possible en y prenant plaisir) à des activités en donnant le meilleur de soi même avant de penser à se promouvoir ?
- Pour en revenir à ce concours de beauté qu'est Miss France personne n'a pu ignorer qu'il est entaché chaque année par un scandale (peut être parfois programmé) auto-alimenté par la dame au chapeau. Valérie Bègue il y a deux ans, et cette année Miss Paris avec des photos trash récupérées par le magazine Entrevue qui ne sont pas sans nous rappeler une mésaventure similaire qui a touché Laure Manaudou. Je me mets à la place de la personne qui voit son bonheur (ainsi que son honneur et son intégrité) entaché par des photos qui resurgissent de nulle part et dont elles n'ont pas souhaité la publication. Photos qui par la force des médias et du buzz qu'elles susciteront sur le web circuleront à une vitesse fulgurante et qu'il sera très difficile de supprimer même avec une armée d'avocats.
Mais que passe-t-il dans la tête d'une jeune femme pour faire de telles photos aussi naïvement (quand celles ci ne sont pas volées par un bête téléphone portable et diffusées à leur insu), et dans celle de l'auteur qui pour un peu d'argent va trahir, sans parler du support qui n'aura aucun scrupule pour publier sachant (et recherchant) tout ce que cela va entraîner ? Bien sûr soyons honnête tout cela n'existerait pas sans le voyeurisme inné d'une partie du public.
Et puis une fois le buzz passé, on pensera à autre chose en attendant la prochaine victime. Il va en falloir une armée de psychologues / psychiatres pour aider ces jeunes jetés sans préparation dans la fausse aux lions et dévorés aussi rapidement. Il paraît que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, mais il y a des limites à tout et beaucoup sont visiblement prêts à les franchir...
Dans le même temps il y a des gens qui ont des choses à dire et qu'on n'entend pas.
09:32 Ecrit par Pascal Kammerer (pk@!) dans Médias, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : média, miss france, photos, showbizz, réussite, buzz |
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mardi, 29 décembre 2009
Vive le télétravail !
En choisissant les catégories où se logerait cette note de blog j'ai eu l'embarras du choix : Economie, Emploi, Famille, Société et bien sûr Gestion de Projets, et Révolution Web 2.0
En effet le sujet de ce texte, le télétravail, est de nature à bouleverser de nombreuses facettes de nos vies professionnelles mais aussi personnelles.
Je connais bien le sujet pour avoir été, comme je l'ai expliqué, à mon compte pendant 4 ans et donc en télétravail.
Bien entendu seuls les professions qui ne nécessitent pas d'être en permanence sur son lieu de travail sont concernées, et le Web a apporté les outils indispensables pour le travail à distance comme le téléphone illimité, l'email, la messagerie instantanée, la visio-conférence, le travail collaboratif et participatif (exemple : Googledocs) et plus généralement tout ce qui permet de conserver ses documents et outils dans les nuages. C'est donc bien l'une des révolutions que peut apporter le Web, et le Web 2.0, dans nos vies.
Que ce télétravail soit permanent ou de courte durée j'y vois beaucoup d'avantages :
- Organisation de son temps en fonction des besoins de l'activité, et non d'horaires de travail fixes et pas forcément adaptés.
- Gain de temps sur les transports (nombreux sont ceux qui passent plusieurs heures dans les transports qu'ils soient en commun ou non).
- Gain sur les coûts pour l'entreprise (locaux parfois surdimensionnés, partage des coûts sur les outils entre utilisation personnelle et professionnelle).
- Pas de contagion en cas de maladie même si bénigne.
- Organisation de son temps en fonction également des besoins familiaux (horaires scolaires, maladie des enfants ...)
Au final il me semble qu'il y a des avantages tant économiques qu'écologiques, ainsi que sur le bien être des familles.
Seulement il y a des écueils à éviter. Il faut rester disponible pour ses clients et ses collègues dans les horaires où ils ont l'habitude de travailler (ce qui impose parfois des grands écarts), et avoir une forte discipline sans tendance à paresser lorsque l'on est chez soi. Par ailleurs attention de ne pas empiéter sur la vie familiale si on a des difficultés à cloisonner les activités, et cette difficulté est certainement la plus difficile à appréhender. Enfin, il ne faut pas avoir tendance à s'isoler et trouver un équilibre avec des réunions "physiques" régulières avec ses collègues et ses clients.
Le télétravail ne convient donc pas à tous, mais reste selon moi une formidable opportunité temporaire ou plus pérenne de travailler plus efficacement. C'est en tout cas ce que j'ai constaté durant plusieurs années en tant que profession libérale. J'ai pu ainsi gérer une activités sur des horaires très larges (9H - Minuit) et m'occuper parallèlement de ma première petite fille pendant ses 2 premières années. Et cela comme dirait l'autre, ça n'a pas de prix.
09:14 Ecrit par Pascal Kammerer (pk@!) dans Economie, Emploi, Famille, Gestion de Projets et Produits, Révolution 2.0 (réseaux et participation), Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : emploi, télétravail, web, collaboratif, participatif, visio, nuages, organisation, horaires |
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samedi, 28 novembre 2009
Les rencontres via Internet
Entre 1997 et 2000 j'ai fait beaucoup de rencontres grâce à Internet. J'arrivais sur Paris de mon Alsace natale et j'avais le désir de rencontrer de nouvelles personnes hors contexte professionnel. Les outils ne manquaient pas et certains noms tombent malheureusement un peu dans l'oubli : IRC, ICQ, INFONIE (TALKIE : dialogue en direct type "Minitel" mais amélioré sur l'interface propriétaire du fournisseur d'accès), FORUMS ...
J'ai eu ainsi l'opportunité d'entrer en contact avec des personnes que je n'aurais jamais eu l'opportunité de rencontrer autrement et cela est toujours enrichissant. D'ailleurs on finissait par se voir plus souvent "en vrai" (IRL : In Real Life) que virtuellement (toujours difficile à expliquer avec des mots, car au final même virtuellement les choses sont réelles malgré ce que certains croient à tort).
Il m'est même arrivé de faire la connaissance d'une personne un peu fortuitement. En attendant un message j'ai laissé ICQ ouvert une nuit. Le sommeil un peu lourd je n'ai pas entendu les "Kikoo" caractéristiques, sons qui indiquaient que de nouveaux messages arrivaient. Par contre mon voisin que je ne connaissais pas et qui les a entendu lui (!) a abordé ainsi la questions en me croisant, et nous sommes devenus très amis.
A l'époque (déjà 10 ans...) j'ai l'impression que l'on ne se posait pas beaucoup de questions, on discutait sur Internet, on se donnait rendez vous, on se revoyait ou pas... Je n'avais également pas le même âge ni la même situation je le concède. Aujourd'hui nous avons de nouveaux outils dont Facebook et Twitter. Ces derniers permettent plutôt il me semble de "garder contact" et de suivre les "activités" de ses "amis" plus que de faire de nouvelles rencontres.
Il reste alors Meetic et consorts. Bénéficiant d'un mois en promo (qui vient de s'achever) je me suis inscrit sur Meetic Affinity. Première erreur me semble-t-il je recherchais à faire des rencontres (sans arrières pensées) et pas forcément l'âme soeur. J'ai 30 ans dans quelques jours, je suis Papa Solo, je ne suis plus le benêt romantique d'il y a 10 ans. L'idée de ce site me plaisait pourtant. Pour résumer le site propose une long questionnaire qui permet de croiser les données avec les autres utilisateurs et de rapprocher ceux qui ont le plus de points communs dans leurs goûts et leurs recherches. Au final je me suis désabonné pour plusieurs raisons :
- Prix vraiment très élevé à l'issue de l'essai.
- L'expérience utilisateur sur cette interface n'est vraiment pas optimale ni Web 2.0
- J'ai un doute sur ces "affinités" calculées et pas vraiment naturelles. Il semble aussi que les suggestions soient plus liés aux utilisateurs pas très actifs qu'à autre chose (on vous propose des utilisatrices qui ne se sont pas connectés depuis plus d'un mois...)
- Les échanges n'étaient vraiment pas constructifs. Mais cela est peut être ma faute. Je ne suis pas entré sur ce supermarché (beurk !) de l'amour persuadé que j'allais trouver la femme de ma vie...
En bref je trouve que le Web a beaucoup gagné dans son aspect "participatif". Je suis heureux de pouvoir m'exprimer, interagir avec d'autres... mais je pense aussi que l'on a perdu en spontanéité. Je ne vois plus d'équivalent à certaines communautés ou services. Dommage.
Et puis il reste aussi la vie :-)
22:49 Ecrit par Pascal Kammerer (pk@!) dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 11 septembre 2009
La signalétique RATP un peu sexiste ou gros cliché ?
Un jour j'ai été frappé par une campagne de la RATP sur le "Savoir Voyager". Je ne l'ai pas retrouvé, mais son équivalence est en bonne place sur le site officiel.
La poussette c'est connu c'est pour les Mamans (en jupe et sur fond rose SVP).
Mais c'est connu aussi les Papa ça reste debout ! (et c'est pas rose un Papa c'est orange).
La campagne que j'ai vue et qui m'a accompagné pendant de nombreux jours alors que j'accompagnais ma fille à la crèche, n'avait que des Mamans ou alors des Papa en jupes... (pourquoi pas si on aime la tradition écossaise :-) ).
A propos de Savoir Voyager, on en reparlera sur ce blog, le calvaire pour les parents.
05:43 Ecrit par Pascal Kammerer (pk@!) dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : ratp, signalétique, poussette |
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vendredi, 14 août 2009
La langue française...
Après avoir fait un billet sur la langue anglaise, je voulais parler de la langue française. J'y pense d'ailleurs depuis un petit moment. En anglais vous savez que l'on ne s'encombre souvent pas de nombreuses difficultés de notre grammaire, comme le masculin et le féminin par exemple pour les choses et les objets.
Le masculin et le féminin, voilà qui peut traduire tout le fonctionnement de notre culture. Roland Magdane s'y était déjà employé avec un sketch du nom de "La langue française" ou "Les bizarreries de la langue française". Il est drôle (je crois ;-) ) et je vais le retranscrire ci dessous. A ne pas prendre bêtement au premier degré car là c'est vrai il paraîtrait un peu machiste, et volontairement parce qu'il est très facile de le faire dans l'autre sens ... De l'humour quoi :-) D'ailleurs la chute est intéressante. Des bloggueurs s'y sont risqués aussi ainsi que des ethnologues très sérieux (que je n'ai pas encore lu malheureusement).
Moi je me demandais pourquoi on disait l'école "maternelle", ou une "assistante maternelle" (et pas "parentale") ... J'ai cherché aussi le masculin de puéricultrice... Puériculteur ? Tellement bizarre que même le correcteur orthographique de mon Mac pense que je me suis trompé. C'est vrai il y a peu de personnel masculin en crèche et en maternelle. Pour quelles raisons ?
Il y a tellement de clichés tant sur les hommes que sur les femmes, pourtant la violence faite contre les enfants n'a pas de sexe il suffit d'ouvrir le journal pour s'en rendre compte. J'ai toujours eu à coeur l'équité et la complémentarité des hommes et des femmes, mais je me rends compte qu'il y a une forme de discrimination contre les hommes en matière familiale du même type que d'autres discriminations que l'on doit combattre faites aux femmes ou à toute autre personne quelle que soit sa nationalité et son histoire.
Ces clichés notre langue, aussi belle soit elle, les porte aussi. Non ?
Le sketch de Roland Magdane :
La langue française est quand même bizarre !
Pourquoi dit-on un tabouret et pourquoi une chaise ? Pourquoi un tabouret ? le tabouret a-t-il des petits attributs que je n'aurais point vus?
Pourquoi dès que c'est une galère, c'est tout de suite au féminin ? la pluie, la neige, la grêle, la tempête, tout ça, c'est pour vous les filles. Ah ben oui !
Nous, c'est le soleil et le beau temps, voyez ?
Mais vous, vous avez pas de pot : la cuisine, la bouffe, la poussière, la patte mouillée.
Nous, c'est le café dans le fauteuil avec le journal, et ça pourrait être le bonheur si vous ne veniez pas nous foutre la merde.
Ah, j'ai rien inventé, la langue française est quand même bizarre. Mais ne voyez aucun sexisme là-dedans, oh non ! D'ailleurs, entre parenthèses, je vous signale que le mot sexe n'a pas de féminin. On ne dit pas une sexe, on dit le sexe d'une FEMME, ça fait quand même plus sérieux, eh oui !
D'ailleurs, dès que c'est sérieux, comme par hasard, c'est tout de suite au masculin : on dit une rivière, une p'tite rivière, mais un fleuve ! On dit une voiture, mais un avion avec un réacteur et pas une hélice de merde !
Et quand il y a un problème dans un avion, c'est tout de suite une catastrophe, hé ! hé ! Alors, c'est toujours à cause d'une erreur de pilotage, d'une mauvaise visibilité, bref à cause d'une connerie.
Et alors, attention, dès que la connerie est faite par un mec, tout de suite, ça s'appelle plus une connerie, ça s'appelle un impondérable !
Enfin, moi, si j'étais vous les filles, je ferais une pétition. Et il faut faire très très vite parce que votre situation s'aggrave de jour en jour !
Y a pas si longtemps, vous aviez la logique, la bonne vieille logique féminine. Ca, les mecs, ça leur a pas plu, ils ont inventé le logiciel.
Mais vous avez quand même quelquefois de petits avantages : on a le mariage, le divorce, vous avez la pension.
Vous avez la carte de crédit, on a le découvert.
Mais en général, le type qui a inventé la langue française ne vous aimait pas beaucoup. Il n'a pas pu s'empêcher de mettre un accouchement. Vachement masculin, un accouchement ! Ah ça, des erreurs comme ça, il en a fait plein : un sac à main, ça c'est viril à mort ! un soutien-gorge, ça c'est un truc de camionneur ! le maquillage, le rouge à lèvres... Il s'est trompé dans l'autre sens aussi : une moustache, ça c'est la féminité poussée à son comble. La virilité... et une couille !!! Alors là, je sais pas comment il a fait pour se tromper, parce que très tôt dans la vie, on découvre qu'une couille c'est pas ce qu'il y a de plus féminin. Même les aveugles font la différence.
Ben lui, il a rien vu : "Hein ? une couille ? Qu'est ce que c'est ça ? Oh ben ça doit être un truc féminin, en tout cas, moi j'ai rien d u tout."
Et là, ça expliquerait tout : ça expliquerait la virilité, le maquillage, le rouge à lèvres, le sac à main, le soutien-gorge... le travesti ! Veuillez donc noter que la langue française a été inventée par un travesti.
Bon, alors, depuis que je sais ça, je fais très attention quand je parle à ma femme pour pas la vexer : maintenant je fais le cuisine, après je fais le vaisselle et je regarde le télé en me grattant un couille !
22:15 Ecrit par Pascal Kammerer (pk@!) dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : langues, français, maternelle, puéricultrice, clichés, enfance, humour, magdane, culture, masculin, féminin |
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samedi, 11 juillet 2009
Le Travail du dimanche et la Famille
Travailler le dimanche comme beaucoup je l'ai déjà fait et de nombreuses fois, notamment lorsque j'étais profession libérale. Après tout lorsque l'on n'a pas d'enfants ce jour peut apparaître comme identique aux autres, et les consommateurs – il ne faut pas se le cacher – sont heureux d'avoir un interlocuteur. D'autant que si cette situation est « choisie » et le cas échéant payée en conséquence tous le monde y trouvera son compte (bien que je ne sois pas convaincu que cela ai au final un quelconque impact positif sur l'économie nationale car les Français ne vont pas pour autant consommer d'avantage).
La situation se complique lorsque ce choix est imposé, et que la situation familiale fait que certaines Mamans ou certains Papas voient leurs enfants ou l'un de leurs enfants qu'un seul week-end sur deux. Ainsi le Dimanche prend tout son sens, et imposer de façon répétée le travail ce jour là devient une vraie punition pour les parents et surtout les enfants. Et malheureusement le projet de loi qui va être adopté prévoit de nouvelles dispositions de nature à rompre un équilibre souvent déjà inexistant. Par exemple le travail le dimanche peut devenir de droit dans certaines zones touristiques sans repos compensateur (le Mercredi par exemple où les jeunes enfants n'ont pas école) et majoration de salaire.
Richard Maillé est à l'origine de se projet de loi, voulu n'en doutons pas par le Président Nicolas Sarkozy. Laissons au député le crédit qu'étant aussi à l'origine du projet de loi sur la résidence alternée il ne souffre donc pas du manque de cohérence de son projet global. En est il de même pour les députés qui ne le soutiennent pas ?
Une chose est sûre aujourd'hui la priorité est donnée à des sujets très controversés au sein même de la majorité. Il est donc désolant d'assister sur certains projets à un véritable feuilleton tragicomique qui monopolise le législateur. Par contre des sujets de sociétés importants concernant nos enfants ne sont pas encore programmés à l'ordre du jour... A charge au gouvernement ou aux présidents de groupe de toutes sensibilités de gommer cette désagréable impression.
10:38 Ecrit par Pascal Kammerer (pk@!) dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : divorce, résidence alternée, médiation, jaf, enfants, travail, dimanche |
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